CELER sky limits (Baskaru 2015)
Allez, c'est ma soirée "nature morte". Après ses travaux avec David Grubbs, Machinefabriek ou Ignaz Schick, Belfi nous revient seul. Direct, j'aime le son de batterie, une nappe traîne, c'est noir, c'est vieux, il y a quelque chose de mécanique, c'est tendu, comme une bonne vieille new wave. Je pense à LOSCIL sur Kranky, des nappes mélancoliques assombrissent l'atmosphère, le tempo est lent, puis disparait, ne laissant apparaitre que l'ossature de la musique de Andréa BELFI, des sonorités métalliques glaciales, couvertes de réverbération.
Il y a du petit génie dans l'air par ici. Jacob Kirkegaard est un danois né en 1975. On parle ici de musique contemporaine, d'un mec qui est autant capable d'enregistrer dans une église de Tchernobyl que d'utiliser les sons de geyser ou des craquements de glacier. Ces 2 titres interprétés par l'ensemble SCENATET (clarinette, percussions, trombone, violon, violoncelle) est en fait une réécriture de 2 morceaux de 2008 et 2006. Les vagues de cordes sont de sortie, ça plane, ou ça drone comme on dit.