MOLLER PLESSET CAR CRASH / LAB° / HEADCASES Vendredi 27 mai 2005 La Barakason / Rezé

On arrive en retard à la Barakason de Rezé, il est donc difficile d’apprécier réellement le set de Headcases qui se termine. Trois, quatre morceaux…pas simple de se faire une idée précise de la prestation des charentais. On notera que le son n’est pas bon et malgré l’énergie du trio, la fine puissance mélodique de leur « power post grunge » semble complètement passé à la trappe. C’est déjà l’heure de faire une pause boissons on s’aperçoit alors qu’il y a qu’une petite affluence pour cette soirée organisée autour du lancement du deuxième album de Car Crash.

DOS la sala rossa, dimanche 25 juin 2005, 15 dollars Montreal

Décidement, un jour, la traduction française du livre de Carducci en français sera entreprise et sûrement augmentée de nouveaux textes, de nouvelles images et surtout de nouveaux sons. Les vieux croiseront les jeunes. Les innovants resteront innovants. Et hommage, il faudra bien leur rendre. Pas un hommage avec génuflexion. Que non. Mais bien les remettre en chemin dans cette Amérique mystique.

CAREER SUICIDE invisible eyes 12- Feral ward records 2005

CAREER SUICIDE invisible eyes

J’ai pas causé depuis un bout du career suicide. J’ai du les rater deux fois à Montréal rien qu’en un an. C’est dire. Ils sont partout au Japon, au Gloom festival, en Californie et ici. Bon, ils en ont fait des sorties dont le split désastreux avec les effroyables Jed Whitey. Mon dieu des groupes comme cela, cela existe encore ? M’enfin, y a un truc bien dans Career suicide, c’est justement la convergence des genres et le renouvellement sacrément dynamique qu’ils font du punk rock. Ici, on croise les slaughters and the dogs, circle jerks, zero boys, et compagnies.

LACK greetings from a non-believer 7- Level Plane Records 2005

LACK greetings from a non-believer

Agacé par les multiples comparaisons avec Refused, JR Ewing et Botch (en autres), à la sortie de leur excellent premier album, Lack a rapidement souhaité que sa musique s’émancipe de ces très lourdes références quitte à surprendre les fans de la première heure. On avait eu plus qu’un aperçu en concert dernièrement. Mais sur ce 7’’ ce virage musical se confirme. Oubliez les déflagrations rock and rollesque mâtiné de hardcore métal. Ici Lack joue sur une tension bien palpable qui n’explose jamais vraiment. Le quatuor joue tout en retenu. Il a considérablement ralenti le tempo.

MINIWATT I can-t stand waiting for it cd Arbeid records 2005

MINIWATT I can-t stand waiting for it

Le troisième album en date après 4 ans d’abscence et juste 13 minutes de musique à se mettre sous la dent... Ils doivent faire autre chose à côté, mais quoi ? Bon, c’est un loisir, et quand c’est un loisir, on fait ce qu’on veut, j’aime le principe. On les retrouve comme on les avait quitté les américains formé à Providence en 98.

BRUTAL KNIGHTS Not fun 7- deranged records 2005 (rééd 2003)

BRUTAL KNIGHTS Not fun

Yeeeeeesssssssssss ! Le voilà le truc de fou qui va tous nous la mettre dans le cul ! Oui je le tiens bien dans mon caleçon troué. On y est. En plein dedans le vrai punk qui pue la sueur, la merde et l’énergie. Du punk rock comme je pensais que seules les killed by dead et nuggets, back from the grave pouvaient encore le faire entendre. Ben non ! Les Brutal Knights de Toronto puent ce rock punk avec des voix ereintés, des riffs de guitare secs et des mélodies déglinguées. Deux minutes, deux minutes et quatre minutes.

THE OBSERVERS Lead Pill 7- deranged records 2005 (rééd 2003)

THE OBSERVERS Lead Pill

Je viens de rater une floppée de concerts d’isis à wunderbach en passant par career suicide, inepsy et the observers. The Observers avec des trucs comme smalltown font partie des derniers trucs sortis sur Deranged records. Je sais pas ce que cela vaut vraiment sur scène. Je viens de les rater. Je pense que l’énergie doit être au rendez vous. Sans problème. Mais là, on sort par la grande porte du hardcore-punk rock des career suicide ou du blitz des fucked up pour tomber sur le vrai punk rock de la fin 70-début 80.

TETSUO malmorahkign cd Worth Records 2004

TETSUO malmorahkign

Ce trio délivre un death métal influencé par la vague tech-métal core à la Dillinger Escape Plan, Candiria ou Meshuggah. Le son est massif. Il déploie sa puissance pour laisser libre cour à une brutalité tout en retenu. Même si quelques plans grind emballent parfois la machine à blaster, Tetsuo se garde bien de pousser la bête dans ses retranchements. Du coup on en reste bien souvent à une musique très scolaire. La voix gutturale est un chouia trop faiblarde et enlève à plusieurs reprises les rares grains de folie qui traversent ces six titres bien exécutés mais inégaux.

SWEETHEART art is dead is dead cd The Perpetual Motion Machine 2005

SWEETHEART art is dead is dead

Sweetheart nous vient de Kent dans l’Ohio. Ce quatuor se dit inspiré par les premières productions de Gravity Records (Clikatat Ikatowi, Heroin…) et Trouble Man Unlimited. C’est le cas, avec Sweetheart on est au cœur d’un émo hardcore qui ne pleurniche pas, qui sait moduler ses influences pour varier son écriture et évite de sur jouer à l’aide de gimmicks complaisants. Le combo réussi même plus que ça. Car il enrichit son jeu par des incursions dissonantes dignes d’un Unwound, d’un Harriet The Spy ou d’un Party Of Helicopters en grande forme.

PELICAN march into sea cd Hydra Head Records 2005

PELICAN march into sea

Pelican est l’une des rares formations post hardcore « sludgisante » qui m’excite réellement le fion ces derniers temps. Je ne sais toujours pas pourquoi mais j’ai quelques indices. Pelican joue une musique heavy avec toujours l’héritage de Black Sabbath sur les bras. A cela on rajoutera une approche prog-rock complètement digérée ainsi que de jolis passages post rock jamais académique. Cet EP regroupe un époustouflant nouveau morceau de vingt minutes qu’on retrouvera dans une version très raccourcie sur le deuxième album à sortir courant 2005 et un remix.