SISTER IODINE Flame desastre Premier Sang 2008

SISTER IODINE Flame desastre

Figue emblématique de la noise française dans les 90’s, de retour depuis…2005 si je ne m’abuse, SISTER IODINE, formé par Lionel Fernandez, Erik Minkkinen et 842 Sakamoto-Mazet, signe là un album insoumis le plus sauvage et le plus violent, basé sur des guitares saturées, bruitistes à souhait, et une absence de réels rythmes. Ou plutôt, la construction de rythmes industriels ou tribaux aussi primitifs que remarqués. Il en résulte un chaos no-wave qui, s’il s’avère dans un premier éprouvant et difficile d’accès, finit par générer une « ambiance » somme toute assez intéressante. Complètement free, ce recueil de dix titres propose en effet un climat unique, malsain et pensé malgré son côté « wild » et déstructuré, et un mur du son duquel n’émerge aucun halo lumineux. Tel un Lee Ranaldo au meilleur de ses essais chaotiques, Sister Iodine, dès « You/Lacerate » qui inaugure les débats, met en scène des guitares grinçantes, vrillées, triturées, auxquelles se greffent un rythme basique et asséné, instaurant une atmosphère singulière qu’ils breakent plusieurs fois l’espace de quelques secondes pour ensuite repartir dans le même esprit. Et cette démarche, le groupe de Lionel Fernandez va la répéter à l’envie, de manière peut-être encore plus chaotique parfois (« Porn Saccage »), le tout ressemblant à une sorte de longue expérimentation dont se seraient dégagés dix morceaux. Ces derniers évoquent les early Sonic Youth et leurs plages no-wave captivantes sur certains titres, de même que les dernières productions en date du groupe sur SYR, leur label parallèle dédié aux expérimentations en tous genres. Parfois le rythme se fait plus vif (« Napalmee », « Total Sumatra Shoot ») puis le chaos s‘intensifie, après une accalmie bien sentie, et l’ensemble fait regretter l’absence de voix, du fait d’un trame certes âpre, mais jamais dénuée d’intérêt, sur laquelle des vocaux narratifs et presque off, un peu comme sur les albums de Sonic Youth évoqués plus haut, aurait sûrement donné du coffre à l’ensemble. Malgré cela, ce disque reste un modèle du genre, se moquant des conventions, et ralliera à la cause du trio un public forcément averti, rejetant de ce fait, et c’est une bonne chose, les plus frileux et « normés » d’entre nous. A découvrir donc, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore et se sentent près à s’ingurgiter la totalité de ces dix morceaux sans équivalent si ce n’est dans le répertoire antérieur du trio. http://www.sister-iodine.net http://www.premiersang.com



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