NITWITS Le marécage de la mélancolie autoproduction 2008

Marseille, connue pour ses groupes rap, l’est moins pour ses groupes et cet album, direct et sans fioritures, est de nature à sauver la mise en imposant un rock grungy déjanté, riche en rythmes débridés et guitares assassines, sur fond de vocaux braillards qui, eux aussi, contribuent à l’intérêt présenté par ce disque, le second du groupe si je ne m’abus des bases punk et rock’n’roll, voire punk’n’roll, permettent au groupe de tirer ses compos vers le haut, la seule faiblesse, et encore, n’étant due qu’au chant en français, cependant minoritaire ici Des titres comme « Keratectomie », au passage noise délectable, ou « Beginator », massif et asséné, placent NITWITS au niveau des meilleurs, ce en quoi ils me rappellent les malheureusement disparus DAVY JONES LOCKER, de Thionvill En outre, des breaks bien sentis amènent un plus et asseyent la valeur de la formation malgré, c’est évident mais aucunement gênant quand à la qualité du rendu, des influences perceptibles. Celles-ci sont en effet très bien réinvesties, dépassées même, et les morceaux présentés sur cet album fleurent bon les 90’s, ses groupes noise et grunge (« Double face », « Sgt Rosco » et son rythme incoercible Ailleurs, Nitwits se permet des écarts ornés de touches latino (« Latin lover », justement) submergées par des inflexions noisy de bon aloi. Et sur « Funny face pretty face », une alternance de rythmes bienvenue fait encore une fois la différence. Et les mélodies soignées de départ se heurtent à une trame plus alerte avec le plus grand naturel, démontrant la maîtrise du quatuor phocée Avec un tel opus donc, c’est la scène « sudiste », et plus globalement hexagonale, qui voit son blason redoré, en attendant la suite qui, on peut d’y attendre, verra Nitwits creuser le filon de ce rock écorché tout en asseyant son identité. http://www.myspace.com/nitwits13



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