CONVERGE MODERN LIFE IS WAR dimanche 3 avril 2005, 13 euros Le Confort Moderne, Poitiers
Je les avais vu en concert lors de la sortie de leur premier Ep il y a quelques années déjà et j’avoue que leur prestation scénique « touche à tout » m’avait laissé de glace. Après plusieurs tournées dans les pattes le trio de la région parisienne revient pour un premier album douze titres de rock noisy, arty, voir psyché avec une mini dose de punk rock dedans. Touche à tout, I Love Ufo l’est toujours, il s’appuie sur des riffs à la base très « pop rock » pour mener à bien son entreprise de rock corrosif. Rien de bien dissonant, ni de très noise finalement.
SEDIA revient chanter sa musique instrumentale par le biais de ce deuxième album toujours chez notre wallace d-Italie.Toujours la même mixture, peut être plus en retenue, c-est moins agressif mais franchement toujours aussi généreux dans les structures des morceaux. Evitant soigneusement les mélodies faciles à faire pleurer les vaches, ce trio guitare basse batterie ouvre une nouvelle fois la porte de la no wave facon FLYING LUTTENBACHERS.
La semaine précédant cette date a été plutôt très chargé en concerts sur Poitiers. Ceci expliquant peut être la faible audience de cette soirée, ou est-ce plutôt l’effet du lundi toujours fatal à de nombreuses personnes qui ont eu un week-end difficile ? Qu’importe, la bonne vingtaine de personnes présentes ce soir se souviendront de la venue des Canadiens de The Grey… sans Matt Deline (Shotmaker, Three Penny Opera) qui n’a pu suivre la formation en tournée européenne pour des raisons familiales.
Découverts par ce premier vynil tout moucheté il ya 2 ans, ces MT GIGANTIC reprennent la route balisée par ces autres américains que sont les TRUMANS WATER et autres POLVO. Mêmes ambiances, même délires bruitistes mélodiques aux accents pop dévergondés. J-aime beaucoup ces voix haut perchées, ces chialeries popies à la larme toute chérie, ces fringues pleines de couleurs et mal repassées et surtout ces soubresauts voltaïques à l-aura guitaristique dissonante et bien pendue. Ce disque tout orange est le disque du mois chez moi.
Vu en concert lors d-une première partie de HAPPY WIZZ au cirque électrique de RENNES en décembre dernier en compagnie de AUSTIN TOWNSEND accompagné par les 2 frangins argentins de RADIKAL SATAN, j-ai bien été prévenu par MOMO (l-accordéoniste) : « tou va vouar, cé oun mouzik heureuz ». Ah bon que je me suis dit, heureuse ! Bon alors oui, c-est heureux comme manière de faire, ces 3 jeunes new yorkais chapotent la chose d-une manière fraîche.
C’est pas tout les jours que sort de la ville de Lorient pareil groupe donc autant en parler même si le combo semble rencontrer régulièrement des problèmes de line up. Je tiens là quatre titres de sludge post hardcore métallique qui transpirent la mélancolie et le désespoir dans la lignée de Isis ou Cult Of Luna. Rien bien original actuellement, c’est vrai. J’ai l’impression que dans chaque ville de France de plus ou moins 40000 habitants il y a un clone du même type…ou presque. Qu’importe !
Découvert par l’intermédiaire d’un chouette premier album (sorti en 2005) naviguant dans les contrées d’un noise core matheux, les suédois d’Alarma Man en remette une couche à l’occasion de ce split LP avec trois titres qui sentent peut être moins la table de multiplication mais plutôt la sueur, la bière et l’émotion à fleur de peau. C’est d’autant plus vrai que le chant se fait plus présent et balance une tension bien palpable tout le long des nouvelles chansons.
Frank Otto, guitariste de Ten Volt Shock (et du Kurt qui sommeille) a un jeu si reconnaissable que dès les premières notes des dix nouveaux titres des allemands on sent déjà la pression monter. On sent que ça va ferrailler sévère. Pas loupé. Encore plus direct qu’auparavant, en s’appuyant une nouvelle fois sur l’effet de répétitions, Ten Volt Shock poursuit dans la veine tracée précédemment avec un côté dansant plus affirmé ici ce qui me rappelle leur première démo. L’ensemble est soutenu par un groove froid qui claque presque autant que les riffs cinglants de la guitare.
Matt Deline a été le batteur des cruciaux Shotmaker de 1993 à 1996. Il a poursuivi ses activités de frappeur de fûts en 1997 avec le groupe « one shot » 30 Motion Second Picture puis à l’orée de la fin du siècle précédent il devient chanteur percussionniste dans Three¨Penny Opéra pour deux savoureux albums et quelques 7’’ de passage. On a retrouvé le bonhomme en 2003 dans un nouveau groupe The Grey (avec le batteur de Three Penny Opéra et un gus de Buried Inside entre autres) pour lequel il continue de chanter mais joue aussi dorénavant de la guitare.