ROOM 204 / CHEVREUIL split 7" - Effervescence / Ottonecker 2003
Deuxième album pour les gars de Montpellier. Dès les premières notes on retrouve toute la force musicale et l’écriture que j’avais apprécié sur « Mobilhome » (ainsi qu’en concert) à savoir un math rock progressif qui sait se poser au lieu d’enfiler les notes qui ne servent pas toujours les morceaux. Défaut plus que régulièrement entendu dans le même genre ces derniers temps ce qui provoque chez moi un profond ennui il faut bien le dire. Je ne citerai personne car je connais tout le monde !???
Retour des Rockets après un 10-- assez terrible! Bon pas la peine de s-y prendre par quatre chemins. C-est du pur Rock and Roll à la Rocket. Cuivres à l-assaut du refrain. Mélodie directe dans ta tête pour toute la journée. En avant, en avant faut que ça balance sec. Encore un tube. Le second morceau est plus posé. C-est toujours les cuivres qui portent la mélodie mais le rythme est plus mi-tempo. Un tube en puissance plus love mais qui tombe jamais dans le son FM. Avec les années qui passent et les albums qui s-accumulent, je trouve les Rockets toujours aussi bon et personnel.
On ne peut s'empêcher de penser à DON CABALLERO à l'écoute de ce premier disque de ces américains (hormis le split album avec BIG'N de chez BOX FACTORY)...oui, un don cab tout aussi aventureux dans les structures que dans le son, alternant passages calmes, lourds voir parfois destructurés, le tout ponctué par un côté instrumental que ne renierait pas leurs confrères précités !!!
Jeudi 16 mai : Encore un concert organisé à l’arrache. Dommage car Oxes mérite bien mieux que ce blockhaus un peu froid. Mais sans cette montagne de béton point de salut pour l’asso Pam qui organise le concert. C’était ça ou rien. Je prends. Je prends. La première partie est assurée par Goddar, de Nantes, qui joue un rock légèrement irrévérencieux et très jovial. Ils jouent sur des ruptures de rythmes, des mélodies à la basse plutôt inspirées et très efficaces. Le ton est assez rigolo et ça passe plutôt bien.
Le CHEVREUIL Nantais a troqué ses deux pattes pour un équilibre instable International. L'un a rejoint l'air chloré d'un Saint Nazaire en (Total euf... euf...) grande forme, puis a formé un pseudo solo projet (PERCEVALMUSIC) dont les derniers aboiements m'ont laissé un bon souvenir en première partie d'un ZERO revenu à lui à la BARAKASON dans son second passage dans le coin (44 400 REZE). Qu'importe, la seconde patte du cervidé, elle, est parti gratter la spaghetti du côté de PESCARA en Italie.
Ce 10" n'en est pas un du tout ! C'est simplement OXES qui imite, de fort belle façon d'ailleurs, nos arabes américains adorés : La voix haut perchée, les sons de guitares et de basses estampillés volontiers 'Arab ' esques', les rythmes syncopés, oui, tout y passe et le résultat final est, les yeux fermés, digne d'ARAB ON RADAR en personne ! A savoir maintenant, si c'est vraiment une tribute à AOR, ou une parodie, on s'en fout, mais c'est plutôt bien fait comme imitation !
En l’espace de deux albums, le duo guitare batterie nantais a posé les bases de sa musique en essayant de se renouveler à chaque morceau tout en restant très proche de ce qu’il avait déjà été composé. Et si on s’amuse à écouter leur discographie d’une traite, cet aspect de répétition en perpétuelle évolution est d’autant plus intrigant. Alors ne vous étonnez pas si sur ces trois nouveaux morceaux vous êtes amenés à penser à leurs précédents efforts qui se baladent entre post rock dynamique, direct (débuts d’Ulan Bator ?) et une noise proche de celle que peut jouer Oxes si on veut.
Encore un duo guitare batterie (baritone guitare, 2 bass amp... genre ca sonne lourd comme une vraie basse...), tendance Noise, rock pur jus, qui cherche le rock compliqué (c-est un bien grand mot) mais pas trop pour ne pas effrayer les réacs du style. Certains comme GATECHIEN ou GI JOE se la joue frais et dispo, eux, les anglais de THAT FUCKING TANK (Leeds) je veux dire, sont plutôt du style à faire de la musique sous un vieux tank ayant essuié un terrible TSUNAMI... Assez lourd dans l-ambiance quand même, genre WICKETRAN cherchant la simplicité rock des OXES ou la force de SHELLAC.