MICK HARRIS culvert dub sessions four (2xLP Lies records 2025)
« SCORN », oui entrez, « SCORN », j-ai dit oui entrez ! SCORN, putain ce mec est sourd merde. Non il est dans sa tête, faut le connaître, faut le savoir, il a perdu son studio de BIRGMINGHAM dans lequel il s-était recroquevillé pour quelques disques, il récupère stoïque derrière ses machines dans sa nouvelle pièce près de la cuisine. Back home qu-on dit. SCORN, c-est toujours le quarantenaire MICK HARRIS, cherchez dans ces pages s-il vous est encore inconnu (quel honte / cf plus bas...).
MIKE HARRIS n’est pas né de la dernière pluie, membre de NAPALM DEATH première mouture, créateur de SCORN et de moultes autres projets dédiés à l’électronique, drum & bass avec QUOIT et des choses plus expérimentales avec ERALDO BERNOCHI sur feu WORDSOUND (monstre de label qui a su faire évoluer le dub vers l’électronique et le hip hop lourd et glauque… ). Ce disque est sorti en 2004 sur un nouveau label polonais, Vivo records, apparemment assez tourné vers ce qui traite des mystères des nappes, des ventres et des nœuds de l’onde sonore. Bien leur en a pris de créer ce label...
J'aime SCORN. Oui. C'est du granit. Il fait mal quand tu tombes dessus et il est d'une beauté éternelle quand tu l'observes. Le Mika brille et tu te perds dans ce monde si singulier. Je ne parle pas du granit rose, plutôt du gris bleuté, un peu comme celui que le romantique choisit pour sa pierre tombale quand il ne choisit pas la fumée. 'Refuse; start fires' voit l'arrivée d'un batteur (sur certains titres), Ian Treasey, un ancien de MEATHOOK SEED (Ca ne me rajeunit pas...) / NUCLEAR BLAST.
Three one G a longtemps fait partie de mes labels de prédilection… Evidemment que Justin Pearson (The Locust, Holy Molar, Some Girls, etc.) joue déjà dans la moitié des groupes de son propre label n’y est pas étranger… D’ailleurs Geronimo n’échappe pas tout à fait à la règle, à ce principe de grande famille… Car si Pearson n’est pas membre du groupe, il y a quand même un ex-Some Girls dans le tas. Mais dans le fond, est-ce très important ?
Joe Preston. Quelqu’un qu’on ne présente plus. On connaît le pedigree de Thrones. Les Melvins, Earth, Sunno))), Hight on fire, blah, blah, blah… Compilation ou album ? La réalité impose ce disque comme une compilation (les morceaux regroupés ici datent d’entre 1994 et 2001 ; et puis il y a pas mal de reprises). Mais je me sens libre d’en parler comme d’un album. D’en parler comme je l’écoute.Les deux premiers titres donnent le ton : ça commence sur la rencontre entre Godflesh et Today is the day. Ca embraye sur un riff à la Iron Maiden (au secours !) et… non ! Il a osé !
Khanate (prononcez Con-eight, et plus Canette ni Kanaté, s.v.p. – c’est marqué sur le site du groupe) n’est pas un groupe sur lequel on a envie de sortir des blagues. Ce n’est d’ailleurs pas le genre de groupe qu’on écoute quand on a envie de rire – ou alors ça passe à peu près de suite après la mise en route du CD. J’ai souvent essayé. Si vous connaissez déjà un album de Khanate, ne vous attendez pas trouver autre chose ici. Tant mieux : Khanate maitrise son sujet comme un roi, tellement bien qu’on pourrait en redemander pour longtemps encore. Toujours aussi lourd.