THE GALVIN WILHELM MILLER QUARTET s/t Impatience or indifference records 2002

THE GALVIN WILHELM MILLER QUARTET s/t

J’arrive un peu tard pour parler de cet album de grind… Oui, le groupe n’est plus (ils se sont pendus avec leur nom long comme une corde ?)… le label non plus. J’arrive un peu tard. Mais il y a des albums qu’il faut faire resurgir de temps à autre, surtout quand ils sont aussi peu connus… Cet album, à ma connaissance le seul du combo (dans lequel évoluaient des membres de The Lemmings et d’Avulsion entre autres), dure une demi-heure. Normal pour du grind. Sauf que non. Parce qu’il n’y ici que 5 titres. Je pense que c’est un album qu’on peut décrire en peu de mots. Efficace. Original. Hallucinant. Plus simplement : excellent. Imaginez le côté « expérimental » et déjanté de Cephalic Carnage associé à la puissance d’un Pig Destroyer. Mais en plus poussé. Je pourrais déjà avoir tout dit. La vitesse et la régularité du batteur dans les blast beats et dans les breaks (nombreux) sont réellement hallucinantes : un peu comme si on avait accéléré les bandes après qu’il est enregistré ses parties. La même sensation de vitesse que dans du Agoraphobic Nosebleed. La voix est très proche de celle de Pig Destroyer, non seulement hurlée mais encore saturée… Et si du côté de la brutalité ce groupe atteint les sommets, il n’est pas non plus un manchot quand il ralentit le tempo, qu’il se fait même… atmosphérique. D’un seul coup on peut se retrouver avec des percus, des synthés. On peut encore se retrouver au milieu d’un passage heavy prog ou jazzy… Mais au contraire d’un Cephalic Carnage, la composition est très organique ; ça ne casse pas l’atmosphère générale – ce n’est pas le côté clin d’œil rigolo qui est recherché. D’ailleurs ces plans atmosphériques prennent le temps de tourner, d’évoluer. Si bien qu’ils produisent plus des « aérations » que des cassures ; des aérations qui relancent la machine à merveille. Et preuve que cet album est vraiment bien composé, il faut attendre la dernière minute pour entendre un riff mélodique ravageur, un riff punk. Un album complètement fou, technique au point d’en être chaotique, qui donne envie de s’éclater la tête contre les murs ! The Galvinwilhemmillerquartet (ce coup-ci, j’ai collé le nom…) était bien meilleur que tous ces groupes américains maintenant à la mode comme Robinson, Destroyer Destroyer ou See you next Thuesday. Il aurait mérité de continuer. Il aurait mérité de devenir une référence (pourquoi pas sur le catalogue Relapse). A défaut, conclusion classique : ultra favori ! http://www.grindscore.com/thequartet



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