DRAFT slow motion suicide Les Disques Du Hangar 221 2006

Formé en 1999, auteur d’un premier Ep (stockholm syndrome) en 2002, Draft nous propose son premier album dix titres d’un émocore à fleur de peau avec tout le décorum qui va avec. Les havrais ont choisi de ne pas jouer sur les effets de distorsions, sur les montées et descentes musicales caractéristiques du genre. La guitare est quasiment toujours en son clair. Elle est particulièrement sous mixé ce qui donne peu d’ampleur aux morceaux même lorsque le palpitant s’emballe. Les chansons tiennent surtout sur le chant écorché, qui chiale un chouia mais ça passe. Sauf qu’il est surmixé, du coup le rendu est assez particulier, ça ne décolle pas toujours là où il faudrait que ça explose mais bon...ça fait son effet quand même !? Aux premières écoutes l’ensemble peut déconcerter. Puis au fil du temps je m’y suis fait et cela m’a rappelé certains morceaux de Peu Etre, Alcatraz, Ivich et tout dernièrement Belle Epoque. Bien évidement Draft a écouté autres choses que « l’émocore french touch » des nineties. Depuis le temps… La structure des morceaux renvoie plus facilement aux premiers efforts d’Envy ou d’Amanda Woodward dépouillé jusqu’à l’os, débarrassé d’une certaine intensité, et du gros son. De part des choix (de production ?) à contre courant, les gars du nord n’ont pas forcément pris la voix de la facilité. Est-ce voulu à ce point ? Cela n’a finalement pas d’importance car je retiendrai de ce disque une poignée de chansons, les plus directes, énergiques et concises, sans chichi, ni bla bla. Lorsque tout le monde se jette dans la bataille, comme sur « slow motion suicide » ou «drunk and lost in LH », lorsque le ton est punk tout simplement. Alors pourquoi pas ? http://www.curfewprod.fr.st

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