BAZOOKA un regard moderne Seuil, mars 2005, 40 euros 85 dollars

BAZOOKA un regard moderne

L’autre soir, je suis sorti affronté un pichet de bière dans un quelconque troquet en compagnie de deux de mes bouquins préférés (Professeur y de Louis Ferdinand et Panégyriques de Guy – la vraie façon de dire merde en langue française-). Rendu au milieu du pichet et des livres, j’ai été brusquement dérangé. Une discussion sur le punk rock, le hardcore, et blablabla. Pour tomber sur le punk, cela a toujours été un truc de trou de cul, de wayne world, du hard rock pour téteux. Oui sûrement. Pour les niaiseux. Juste boire de la bière, fumer un joint, et crier à tue tête en écoutant les ramones comme au temps du black sabbath. Sûrement aujourd’hui, où écouter des imitations de pink floyd est PUNK, ou tendre l’oreille sur un duo de musique progressiste, c’est punk, ou encore avoir une philosophie, c’est punk !Plus je panse sous le malt d’une bière du cheval blanc, plus je rigole. En plus cela fait du bien de rire. À l’intérieur. Cela se tord. Ce mort fond. Éclate. Explose. Chie. Crache. Du bleu, du vert, du jaune, du rouge. Cancer. Tumeur. Napalm Nuke. Bombes. Mines. Balles. Saïgon 1975. Oran 1962. Dallas 1963. New York 2001. Un balcon pour déjeuner. Un Bacon passé sous filtre photoshop. Pixelisé. Sous la palette graphique. Plus simpliste. Plus carré petit. Aplat. L’art au service des autres. Mannheim. Camera silens. Ulrike Meinholf. Andréas Baader. Suicide toi. La force de l’État. No future. Poly Magoo. Le même cri. Porno. Strip tease cheap. Des corps écartelés, des têtres explosées, du sang, des hommes machines. Des cyberhumains. Sortis des tréfonds du monde. Les entrailles à l’air. Les vagins ouverts. PUNK ? Des graphistes. Ouais ? Des artistes en art visuel ? Des graphistes designers ? Des sales punks. Shootés à l’Iggy, au rapport annuel du TG, à l’asphalte du sordide sentimental, et même du partir à zanzibar….rien à dire. Tout à voir. Àl’assaut de ce fanzine torchon de Libération, la mère de tous les gauchismes et la madone symbolique de l’effrondrement de la dite gauche sur Rance. Rive gauchedroite. Un regard moderne. Annonce de la mort des icônes. Annonce de la fin. Du moderne enterré. Reste la jachère post-moderne irradiée par les intellectuels, la vraie bombe atomique, au service de la destruction, de la mort de l’humain. Nous sommes tous irradiés, cancérisé, accro à la porno virtuelle ou réelle, ravalés au lumpenproletariat mais en réseau sans même savoir l’utiliser. Pas assez marxistes, maoistes, stalinistes, pédofascistes, fascistes, communistes, trot’, colonialistes, raeliens, babas de 68. Post fœtus. El Borbah ! 200 pages. Couverture sobre. Rouge enterrement. Noir vif. Des extraits. Des coupures, des images, les montages, etc. Une petite partie du Bazooka est là-dedans. C’est bien. Surtout ne pas lire les textes. Avec un remix du site web, unregardmoderne.com. Utile ? Bref. Après 1981, finalement, on s’oublie le Bazooka. Passer l’arme à gauche. Au service du pouvoir. On portraitise la Pompadour, on lui tire le portrait pompier en tout bon prince au lieu de se mettre vraiment au service des Jacques. Les vrais. Cet art pue. Infra Rot oublié. Ce portrait manque. On fait tous des erreurs. Mais, le regard moderne reste. Contre l’œil du Big brother ? En lutte pour la libération.. À regarder nos intestins se défaire. Seppuku. Le plus drôle reste d’aller acheter un bazooka dans le sanctuaire « intello » qu’est Gallimard sur la main. Cela coute cher mais cela vaut le coût. C’est agréable. Et bien punk. http://paris70.free.fr/bazooka.htm http://www.unregardmoderne.com



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