ARCHITECT all is not lost cd Blackmarket Activities 2007

Déjà de nombreux mois que ce disque passe en boucle sur ma platine. Comme d’habitude j’harcèle une bonne partie de mon entourage susceptible d’écouter ce genre de musique afin qu’il jette une oreille sur ces onze titres en n’oubliant pas de laisser leurs premières impressions à la beine, histoire qu’il se la ramène pas avec leur « j’ai déjà entendu ça, c’était mieux avant, bla, bla… » !? (fin de l’intro Les états-uniens d’Architect proposent ici leur premier album. Ils sont plutôt humbles les gaziers car ils n’hésitent pas à noter sur leur site internet (ainsi que dans le livret) les groupes qui les ont principalement influencé à savoir Black Sabbath, Crowbar, Coalesce (surtout), Pig Destroyer, Overcast, Eye Hate God, His Hero Is Gone …à cette petite liste j’aurai bien rajouté Botch et Deadguy (fin du passage mise en bouche/namedropping). Alors qu’est ce qui fait que Architect est différent des nombreux autres groupes utilisant (abusant) des même références ?? Dès les premières secondes de « all is not lost » on sent bien qu’on va réellement morfler et que leurs influences en plus d’être sacrément bien digérées, sont ici transfigurées dans un magma de rage sonore qui prend la forme d’un torrent de violence métal hardcore des plus viscéral ! Aidé par un chant prêt de l’explosion, qui me rappelle les grandes heures du « fixation on a coworker », Architect s’appuie sur une section rythmique qui ne s’emballe que rarement. Elle préfère assurer l’étreinte fatale à même d’affirmer l’effet massif qui prend corps tout au long de ces titres dont ils se dégagent une violence noire et une urgence contestataire bien présente !? Architect est un groupe des années 2000 sans nul doute. Les guitares sont précises, puissantes, métalliques, hardcore et noise à la fois. Elles possèdent un sens du « groove punk rock and roll » en phase avec un groupe comme Botch qui avait lui aussi réussi à s’extirper de la redite pour essayer d’aller de l’avant à la fin du siècle dernier. L’atmosphère qui se dégage de ce disque rappelle le malaise qui traverse les USA des années Bush junior (entre autres)! C-est-à-dire que les sept gars de Syracuse (deux guitares, deux basses, deux batteries, un chant !) n’ont pas leur pareil pour dégueuler un environnement qui sent la poisse, des vies d’aliénés, une société manipulée où règne l’ignorance et la confusion (t’inquiètes pas bonhomme cela se passe aussi comme ça dans la vieille Europe…). Architect débarque donc sur le champ de bataille. Ni vu ni connu. Ouvre le feu. La première salve est terrible et fait des dégâts! Vous voilà prévenu ! (fin de la chronique, mange ton flan). http://www.myspace.com/architectkills http://www.blackmarketactivities.com

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