ALICE DONUT three sisters Cd Autoproduction 2003

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1995, the year punk broke my heart pouvait on lire dans « Pure acid park », le dernier album du combo new-yorkais, auteur d’une abondante discographie sur Alternative Tentacles (6 albums plus tordus les uns que les autres, et tous différents, plus une chiée de singles et un faux live pour couronner le tout). 1996, le split. On comprendra plus tard que c’est le chanteur, Tomas Antona, qui se vira lui-même du groupe, écoeuré par son attitude de plus en plus déjantée, mettant ainsi fin à l’aventure. Et depuis, il ne se passait pas une semaine sans qu’un disque d’ALICE DONUT ne tourne sur ma platine, avec à chaque fois le même regret: c’est fini... Et puis, l’été 2003 voit l’inimaginable se produire: la reformation! Cet album « three sisters » marque le retour du groupe à un style plus rentre-dedans, et inaugure pour la première fois une formule à une guitare (après des périodes à trois ou deux guitaristes). C’est sur, le côté psychédélique du groupe redescend d’un niveau, mais aucun doute sur l’origine du produit: c’est bel et bien un disque d’ALICE DONUT que l’on tient entre les mains (excepté pour l’artwork, vraiment en deça de ce à quoi les bougres nous avaient habitués jusque là!). La première surprise vient quand même du côté autoproduit de la chose. Quant on sait que le groupe était un des piliers du label de Jello Biafra, on prendrait presque pitié, si on ne savait pas que c’est là un choix murement réfléchi de leur part, de reprendre à zéro, par eux mêmes, en se faisant plaisir (le disque à en plus été enregistré par le guitariste dans leur local!). Car le plaisir semble dorénavant être leur seule source de motivation. Si cet album est le premier d’une trilogie, le groupe ne semble plus décidé à tourner aussi intensivement que par le passé, sans doute pour garder entière leur spontanéité (mais aussi par ce qu’ils ont la quarantaine et des gosses maintenant!). Ensuite, si je dois quand même avouer que ce n’est pas le meilleur disque de mon groupe fétiche, il y a quelques perles (She tells me things, Mr Pinkus, Problems, etc..), qui raviront le fan (et le profane) trop heureux d’entendre à nouveau la voix nasillarde et torturée d’Antona, qu’il module d’ailleurs beaucoup plus que par le passé. Une autre surprise vient des textes: Alors qu’ils nous avaient jusque là habitués à des fables absurdes, des hymnes dégénérés, des blagues morbides ou à des romances glauques, le ton est subitement devenus plus « premier degré », le chanteur réglant ses comptes avec lui même et avec cette société, plus marchande et matérialiste que jamais. Au final, cet album sonne beaucoup plus « punk » que l’ensemble de leur oeuvre, mais c’est là aussi un choix délibéré du groupe, qui envisage les futurs enregistrements avec plus de délires mélodiques et instrumentaux... Enfin, le groupe de pop le plus tordu de la planète est de retour, et ça, ça vaut bien mon poids en donuts... A noter que ce disque n’est disponible (pour l‘instant) que sur internet, via leur site: www.alicedonut.com (où l’intégrale de leur discographie est téléchargeable en mp3 http://www.alicedonut.com



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