post punk

DEATH TO PIGS Live At Karachi (213 Records 2012)

Publié par STNT le 12 Juillet, 2012 - 13:29
death-pigs-live-karachi-213-records-2012

DEATH TO PIGS le nancéen a perdu un membre depuis l'explosion de son dernier album "la horse", en la personne de Pavel qui a décidé de se consacrer entièrement à son nouveau projet noise no-wave "LA RACE". Tout un programme. Julien, son remplaçant, alias Julien213, puisque 213 RECORDS est son propre label (qu'il partage avec Chrystelle euh...Chrystelle213...), est aussi connu pour son projet Black métal THE AUSTRASIAN GOAT. Mais ceci est un autre sujet. J'ai vu DEATH TO PIGS dans cette formation dans un rade de MONTAIGU en vendée et je m'étais même étonné de ce concert. J'avais carrément aimé le set moi qui ne m'attendait à rien, surtout avec ce souvenir brumeux d'un arrière goût d'un DEATH TO PIGS plutôt décevant au Mondo BIZARRO de RENNES l'année précédente... Cette nouvelle mouture est à cheval (à cochon ?) entre les COWS (à vache ?) et un vieux côté POST PUNK axé vers le PUBLIC IMAGE LIMITED de JOHN LYDON ("viviane", "land of the lost tribe"...). Comment en pourrait il être autrement d'ailleurs quand on parle POST PUNK... Le beat est à la fois vigoureux, plein d'entrain, et graisseux pour pas dire inquiétant, la basse,que j'admire dans ce groupe, est punchy à souhait, elle a de la gueule cette basse, la voix aussi, derrière ses lunettes de soudeur que portent ce cinglé de brailleur dans ses concerts. Mi chanteur-mi soudeur, mi crieur, mi Rotten-eur. Les compos sont moins diffusent qu'auparavant (qu'avec Pavel), on sort du brouillard pesant, c'est moins lourd mais franchement bien plus froid et tranchant. Un sax apparait, très typé 80, tout en longueur, qui laisse traîner la note ("1h37"), la voix va parfois gratter du côté de ARAB ON RADAR("neck tie party"), petit à petit, la fumée des hauts fourneaux lorrains se dissipe, la mue est bien entamée et la rouille peut maintenant conquérir la place...  Oui décidément, ce nouveau DEATH TO PIGS (de 13 titres) a du caractère, et je le dis bien fort histoire qu'on m'entende bien loin...

Pages